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J’ai vu : Moi, Tonya

Vous vous souvenez de Tonya Harding? La patineuse artistique qui a manigancé pour attaquer sa rivale, Nancy Kerrigan, laquelle a reçu un coup de barre de fer derrière le genou juste avant les Olympiques en 1994?

Crédit photo: moviepilot.com

Je me souviens de cette saga… Pendant les compétitions à Lillehammer, on suivait les rebondissements de l’histoire en direct aux nouvelles. La blonde trash aux cheveux gaufrés, le vilain petit canard, s’était organisée avec son mari et un ami, pour que la belle brune, Nancy Kerrigan, une patineuse beaucoup plus raffinée qu’elle, soit intimidée et blessée dans un aréna juste avant la compétition.

Aujourd’hui, un film en raconte l’histoire. C’est presque du mot à mot, car on refait le récit, basé sur les entrevues données au FBI par la patineuse qui est jouée ici par Margot Robbie (Harley Quinn dans Suicide Squad). Tonya et sa famille de white trash vivant dans un milieu extrêmement dur et pauvre offrent des personnages étonnants, parfaits pour le cinéma. Ce qu’il faut savoir, c’est que la mère de Tonya Harding était une alcoolique extrêmement dure envers sa fille. Après avoir survécu à la violence physique et morale de sa mère, Tonya s’est réfugiée à 15 ans dans les bras de Jeff (Sebastian Stan) qui l’a malmenée à son tour.

L’effet est plus vrai que nature. Ce qui frappe, malgré la violence et l’histoire tordue du complot contre Nancy Kerrigan, c’est le terroir dans lequel Tonya grandit. C’est le manque d’éducation de Tonya qui rend le film si saisissant. Pour celle qui arrête l’école à 15 ans pour se concentrer sur son sport, il n’y a aucune issue. Elle doit gagner, sinon elle retourne travailler dans un diner’s, avec la cigarette au bec comme sa mère, pour le restant de ses jours. Une leçon que l’on aimerait offrir à nos jeunes, le temps d’un film.

Avec les enfants?

Est-ce que l’on peut emmener nos adolescents voir le film? Oui, surtout s’ils aiment le sport et l’esthétique des années 80-90 (comme dans Stranger Things). Est-ce que l’on emmène les jeunes enfants, fans de patinage artistique? La réponse est non. Les scènes de compétition sont à couper le souffle, mais le langage utilisé est extrêmement cru (et il y a quelques scènes de nudité). Comme dans la réalité de cette famille désabusée, le mot F… revient aux 30 secondes. Croyez-moi, j’y ai emmené ma fille de bientôt 11 ans et je m’en mordais les doigts. Le film était si poignant que mon mari et moi ne pouvions nous résoudre à sortir de la salle. On se console aujourd’hui en pensant qu’elle aura vu un film qui sera sûrement oscarisé, car Margot Robbie y joue ici le meilleur rôle de sa jeune carrière. La scène d’elle devant le miroir, se maquillant juste avant d’entrer sur la glace aux Olympiques alors que le monde entier l’accuse déjà, est troublante. On a presque l’impression que cette scène a été faite pour la présenter comme clip aux oscars dans la catégorie meilleure actrice, ce qu’on lui souhaite.

 

Un film à voir absolument!

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