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Les préoccupations du ministre de l’Éducation

Au Québec, il est rare qu’un ministre en fonction prenne la peine d’écrire un livre afin de partager sa vision des choses. Et pourtant, il me semble que l’exercice est plus que souhaitable, il est fondamental! En ce sens, je salue l’initiative du ministre de l’Éducation du Québec, M. Sébastien Proulx, qui a choisi de s’exprimer publiquement sur les différentes problématiques qui agitent son important ministère. Comme j’ai plusieurs enfants et que l’éducation me préoccupe, je l’ai lu avec grand intérêt et voici donc pour vous mon compte-rendu de ce livre somme toute accessible et optimiste.

Un Québec libre est un Québec qui sait lire et écrire.

Que nous dit-il en substance dans ce petit opus? Il nous rappelle que l’éducation est l’affaire de tous et que nous devons nous mobiliser pour en faire une priorité. Que la culture générale doit être revalorisée. Que la lecture et la littérature doivent occuper une place primordiale dans notre monde dominé par les écrans et l’instantanéité. Je ne peux qu’applaudir. Ce sont des évidences, mais il est heureux que la personne à la tête du ministère y croie et oriente ensuite les politiques vers ces nobles objectifs.

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L’éducation, l’affaire de tous

Dans son livre, le ministre insiste beaucoup pour dire que l’éducation, ce n’est pas que le travail des professeurs. L’ensemble de la société doit y participer et les parents ont évidemment un rôle énorme à y jouer. Car il faut les préparer, nos enfants, à la vie scolaire. Pour ce faire, il est important de leur donner l’occasion de voir et manipuler des livres avant leur entrée en maternelle. Ensuite, il faut les accompagner dans leur vie d’écolier, s’intéresser à leur vécu, leurs apprentissages, leurs projets. C’est par nos mots, par le temps que nous leur accordons pour parler de leur vie scolaire que nous valorisons l’école et les apprentissages. C’est à nous de leur donner envie d’y aller chaque jour et d’en tirer le maximum possible.

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Valoriser la culture générale

Pour le ministre de l’Éducation, il faut revaloriser la culture générale. Pourquoi? Essentiellement, pour échapper à ce « présent perpétuel » dans lequel nous risquons de nous engluer. Pour avoir une perspective plus vaste sur notre monde et sur nous-mêmes, pour avoir les mots pour le dire. Personnellement, je ne saurais vivre sans comprendre l’histoire. J’ai besoin de savoir où se situe ma petite existence dans le « Grand Tout ». Parce que je suis l’héritière d’un monde et que je contribue à forger celui de demain. Sébastien Proulx a, lui aussi, une passion pour l’histoire. Comme citoyenne, je trouve ça rassurant, encourageant, qu’un homme politique s’intéresse à l’histoire. Comme le dit l’adage : « Il faut savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va ».

Lire, oui, mais pourquoi?

Le ministre de l’Éducation veut que les enfants aient de bonnes compétences en lecture et qu’ils découvrent les joies de la littérature. Car on vit dans un monde d’écrans, mais on vit surtout dans un monde d’écrits. On lit et on écrit tous les jours et les compétences en littératie deviennent de plus en plus vitales. Le Québec a un recul historique à combler au niveau de son taux d’alphabétisation. Longtemps, la lecture et la curiosité fondamentale ont ici été suspectes. Mais on sait aujourd’hui que la liberté et l’égalité des chances, en d’autres mots, la mobilité sociale passe par de bonnes compétences en littéracie.

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Qu’est-ce que la liberté?

Le ministre a donc mis à la portée de tous les citoyens du Québec les préoccupations qui l’animent et qui secouent le milieu de l’éducation. Un Québec libre est un Québec qui sait lire et écrire est écrit dans une langue simple, imagée et accessible à tous. C’est un livre qui laisse paraître la candeur d’un ministre qui a encore la volonté et, souhaitons-le, l’énergie de changer les choses.

Je suis fondamentalement d’accord avec M. Proulx, savoir bien lire, être en mesure de comprendre les subtilités d’un texte, avoir les connaissances pour le mettre en perspective et pouvoir le critiquer : voilà ce qui rend libre. La liberté, c’est de pouvoir penser par soi-même. Savoir c’est avoir du pouvoir et ça nous évite de devoir croire. En ce sens, le titre choisi par le ministre est fort éloquent. Peu importe les conditions politiques ou matérielles, nous pouvons toujours être libres… dans notre tête.

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