logo youtubelogo vimeologo twitterlogo rss logo instagram logo fb simplezoom 2heart 2minimal leftminimal rightcheck boldemail 84ic local printshop 24px launch 11 cart simple button playapple logo spotifylogo linkedinmirror cloud download 95logo pinterest

Sortir de LA zone de confort

Ma passion? Voyager et essayer de nouvelles expériences. J’ai testé des 5 étoiles luxueux, mais aussi des 2 étoiles douteux, fait du camping à la belle étoile ou en plein milieu de l’orage, en prenant même en affection une certaine racine qui s’était donné pour mission de m’exploser la colonne. Je ne rechigne pas à me retrouver en auberge de jeunesse, dans des dortoirs parfois mixtes (allô les champions du monde ronfleurs). J’ai 100 fois partagé ma salle de bain avec tout l’étage et ma chambre avec les coquerelles. J’ai dormi dans des gares ou emballée dans des moustiquaires. Tout ça, c’est « normal ». Donc, quand j’ai été invitée à passer un séjour dans un refuge du Parc régional de la Montagne du Diable, j’ai sauté sur l’occasion. Et je ne le regrette pas d’ailleurs, mais à quel point je ne savais pas ce qui m’attendait !  Après avoir réservé, j’en ai parlé à mon chum-trippeux-de-plein-air qui faisait des backflips de joie dans le salon :

  • Ça va être malade! Je vais apporter mon brûleur, ma vaisselle de camping, mon filtreur.
  • Ton filtreur? Pourquoi?
  • Pour filtrer l’eau?
  • Pardon?
  • Ben oui, l’eau de la neige qu’on aura fait fondre. Me dit-il, tout sourire.
  • QUUOOOIII???? Il n’y a pas d’eau dans un refuge?
  • Non, pas d’eau, pas de cuisinière et pas de toilette.
  • …… (ça c’est ma réaction après l’évanouissement).

Note à moi-même : cesser de mélanger « romantique » et « rustique ».

JOUR 1

J’ai eu beau chercher, je n’ai PAS trouvé de robinet accroché au lavabo! Une fois installés, au bord du foyer, je sirotais t.r.è.s lentement mon verre de vin. Je ne voulais pas l’avouer, mais je repoussais le moment d’aller faire connaissance avec la toilette écologique au compost. Mais à un moment donné, il faut ce qu’il faut… Sur le coup, tu as un peu l’impression d’être un chat qui fait pipi dans sa litière, l’odeur en moins et ça fait sourire! Honnêtement, c’est moins pire qu’on pense. S’il pouvait y avoir ça dans les toilettes chimiques bleues, les festivaliers s’en porteraient beaucoup mieux. En plus au Chalet nature Lauzon-Vanier, où on logeait, la toilette est installée à même le refuge. JOIE. Pas de fesses à l’air à -25!

Faire l’apéro pendant que la neige fond

JOUR 2

Ouch, aïlle, ayoye. J’ai mal partout. Ça c’est parce que je viens de faire 4h30 de ski nordique. Oui oui. Du ski nordique. Je ne savais même pas qu’il existait plusieurs sortes de ski de fond (petite face gênée ici). Il y a le nordique, qu’on a fait : dans la poudreuse jusqu’aux mollets à ouvrir la piste C, C pour « Coudonc elle monte tout le long cette piste!? » Ahahah. On aurait aussi pu tester le ski hok (un hybride entre le ski nordique et la raquette), le ski classique ou le ski pas de patin. Sérieusement, les conditions étaient fantastiques : la neige est pure et folle dans le Parc! Du vrai cardio nature.

À la question : « Mel, as-tu réussi à monter les 4,5 KM de la piste C? » La réponse est NON! Et j’en suis fière. Fière parce que je me suis écoutée. Sans me pousser à bout, je sentais les réserves d’énergie complètement vides. Avant de me blesser, j’ai rebroussé chemin, sans culpabilité, en avouant que le projet était trop ambitieux pour une première expérience.

Le lendemain, j’allais être mieux préparée. J’allais connaître le terrain et avoir des collations en conséquence.

Épingler

JOUR 3

Je me suis réveillée avec plein de nouveaux muscles (re-ouch) et une idée précise : faire la Piste B, suivie de la A et terminer la boucle par la fameuse C, mais dans le sens opposé qu’hier… donc en descente! Yihou! On m’a avisée que la B était ouverte, mais extrêmement difficile. J’étais décidée. Armés de nos peaux de phoque sous les skis, de collations et de ma tête de cochon, on est partis!

Installation de peau de phoque en cours.

Dignes de certaines pentes de ski alpin, les montées étaient vraiment intenses sur la B. Mon très expérimenté d’amoureux derrière moi m’a appris à focaliser sur un tournant à la fois. À coup de : « lâche pas le rythme, tu es bonne, ne regarde pas au loin concentre-toi sur le prochain arbre. Pense au chocolat qu’on va manger en haut! ».

« Une montée, une bouchée » est devenu mon leitmotiv! Bref en fin de journée, j’avais parcouru 10,16 km en ski, perdu 1352 calories et un tout petit peu de dignité lors de mes nombreuses chutes (la fameuse C en descente et les risques du métier!).

Je fais un peu la drama queen, vous l’aurez compris, mais dans le fond (ski de…) (ok, ça suffit les jeux de mots poches) j’ai bien aimé ma fin de semaine. Je suis totalement sortie de ce que je suis. Normalement, mon mode « chalet » c’est : faire la sieste, la lecture et recommencer. Une fin de semaine entière basée sur le sport (d’hiver de surcroît!) c’était un défi en soi. Défi que je suis heureuse d’avoir relevé et que je recommande! La neige sera encore au rendez-vous pour les prochaines semaines dans les Hautes-Laurentides, garrochez-vous et partagez-moi vos histoires et anecdotes.

Épingler

Nous vous proposons

Sortir de LA zone de confort