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Aller plus loin que l’arc-en-ciel: l’anxiété chez les ados

Ah! Nos ados… Ceux que l’on aime tant même quand ils nous en font voir… de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel! Dans le contexte actuel, sachez que vous n’êtes pas seuls à vous demander comment faire pour aplanir la courbe de leur désarroi. Bien des parents, comme moi, ont été parfois abasourdis de voir à quel point nos kids se sont confinés dans le confinement en se terrant dans leur chambre sans vouloir nous adresser un traître mot. À d’autres moment, vous avez peut-être aussi eu un accès inédit à leur âme, lors de petits moments de vérité que vous n’auriez jamais pu vivre si vous n’étiez pas confinés. Comme parent, tout ce que l’on désire, c’est que nos enfants passent au travers ce challenge sans trop d’anicroches. Peut-être serons-nous un jour mélancoliques de cette période? Mais pour l’instant, armons-nous de trucs pour soutenir nos grands bébés et les aider à aller voir bien plus loin que l’arc-en-ciel. 

C’est de MA faute? 

Pensez-y. Au moment où votre ado commençait à goûter à la liberté, dans cette période de la vie ou l’on se détache de la cellule familiale et que les amis – et l’amour- deviennent plus important que tout, le tapis s’est retiré soudainement sous leurs pieds. Croyez-moi, à la maison, j’ai appris que tout cela était de ma faute. Comme si j’avais parlé à François Legault pour lui demander de décréter le confinement pour empêcher MA fille de voir son chum! Bon… Cette période d’animosité est derrière nous, mais tout de même! C’est fou combien on a le dos large, les parents. Ce qu’il faut comprendre, C’est que nos jeunes ne peuvent pas toujours comprendre l’information qui circule, et ils en feront la synthèse à leur manière. 

Même Tik Tok est déprimé!

Sachez que les moments sombres sont normaux. Même la plate-forme de vidéos Tik Tok est déprimée! Des jeunes confinés partout à travers le monde offrent leur état d’âme dans des capsules de 60 secondes ne cachant pas leur désarroi. Sans filtre, ils s’expriment à la caméra et laissez-moi vous dire que l’humour noir est à l’honneur! Il y a définitivement un avant et un après COVID sur les réseaux sociaux. Particulièrement sur Tik Tok, cette plate-forme non réglementée, les jeunes craquent et s’expriment, seuls dans leur chambre. Si vous avez la chance… que dis-je, L’HONNEUR de pouvoir vous écraser sur le divan avec votre enfant et de pouvoir observer – sans juger – leur fil d’actualité, vous serez à même de voir ce qui les fait réagir. Cela en dit long et peut ouvrir sur des moments de complicité avec votre progéniture. Qui sait, entre deux vidéos de danse rapide, de chiens teints en panda, de kids qui tombent en skate ou de hit rap du jour, peut-être tomberez-vous même sur la vidéo d’un Français qui fait du lip sync sur une capsule de François Perusse, d’un grand ado qui veut se sortir du lit, sur des numéros rigolos d’infirmières masquées, qui font des danses entre leurs quarts de travail pour se dégourdir un peu ou des psys comme Dr Julie Smith, l’une des premières professionnelles de la santé mentale à créer des capsules du genre quoi ne pas dire à quelqu’un d’anxieux (en anglais), comment réagir si vous vous sentez en détresse et les gestes à adopter pour éviter les périodes sombres comme se fixer des objectifs, avoir une routine, faire de l’exercice, connecter avec les autres, créer de la joie, avoir la même heure de coucher et gérer son anxiété. L’une de ses capsules sur la dépression a même été vue plus de 1,3 millions de fois. Et pour s’extraire de la tablette, pourquoi ne pas choisir de faire ensemble une recette Tik Tok de biscuits aux brisures de chocolat?

Les liens sociaux virtuels aident à maintenir le lien avec les amis et les autres membres de la famille. Conseil surprenant, pendant le confinement, laissez les être actifs sur leur tablette pour rompre l’isolement. Que cela soit le téléphone, le clavardage, les appels vidéo, les réseaux sociaux, ou par courriel (ça existe encore, ça?) tous les moyens sont bons. Demandez aux grands-parents de leur tendre une main virtuelle. Ils peuvent être d’une aide précieuse, même à distance!  

Don’t worry, be not happy

Il n’y a pas de manière d’éviter totalement les moments de dépression, une réponse bien humaine et naturelle, surtout en cette période si stressante. Même avec tout l’amour et la bonne volonté, un parent ne peut forcer le bonheur chez son ado. Il peut cependant aider à diminuer les creux de vague en lui faisant découvrir ses réflexes de survie. Alors que comme adulte, vous avez appris à pallier avec les difficultés de l’existence, votre enfant fait de son côté ses premières armes. Il faut lui laisser découvrir son potentiel de résilience. Évitez les discours moralisateurs, vérifiez s’il comprend bien la situation et rectifiez l’information dont il dispose lorsque nécessaire. Ne minimisez pas la situation et pourquoi pas, invitez-le à consulter une ligne d’aide et de soutien téléphonique, s’il en ressent le besoin. Ou  faites-lui découvrir une application de méditation (sait-on jamais!)

Des lionceaux en cage

L’être humain est plutôt fait pour vivre en groupe. À part quelques ermites, nous sommes des mammifères préférant la meute à la cage. En ce moment, nos petits lions ont besoin de s’aérer l’esprit, surtout que leur cage commence à sentir le cramoisi! Trouvez un moyen de les faire sortir, même s’il faut débourser pour qu’ils aillent racler le terrain! Souvenez-vous que tous les moyens sont bons. L’épicerie est bondée? Pourraient-ils aller chercher du beurre au dépanneur? Trouvez des subterfuges pour les sortir de leur enclos et pouvoir ENFIN aller mettre du poush poush désodorisant dans leur environnement naturel! Vous pourriez tomber sur un bol de soupe séché d’il y a dix jours ou un emballage de Kit Kat sous l’oreiller! Quand on a des ados, on a toujours l’impression de marcher sur des oeufs. Aujourd’hui on l’a aussi en odorama rien qu’en ouvrant la porte de leur chambre! 

Culpabilité, quand tu nous tiens…

Ah! Ce sentiment qui naît en même temps que votre enfant, vous le connaissez bien. Mais en période de pandémie, quand vous sentez la culpabilité ressurgir… lavez-vous en les mains! Prenez soin de vous de toutes les manières possibles, vous serez en mesure d’aider votre enfant par la suite. N’oubliez pas que votre jeune vit les événements à travers votre regard. Demeurez attentif à vos sentiments, émotions et réactions. Au besoin, retirez-vous quelques minutes dans un milieu isolé, la salle de bain par exemple, pour retrouver votre calme et surtout, tâchez vous aussi de vous coucher tôt pour récupérer et renflouer votre ressource de courage. La fatigue peut engendrer une sensation de déprime, même quand on est grand! Courage, persévérance et confiance, on va y arriver!  #plusloinquelarcenciel

À surveiller

Les signaux de stress et d’anxiété à surveiller chez votre enfant:

  • Il a des troubles du sommeil. 
  • Il présente des douleurs physiques reliées à l’anxiété (maux de ventre, gorge serrée, hyperventilation, palpitations). 
  • Il est inquiet pour sa santé et celle de ses proches.
  • Il ne se sent pas touché par la situation ou bien il en minimise les risques. 
  • Il ne veut plus s’adonner à ses activités préférées.  
  • Il montre un changement dans son appétit (trop ou pas assez). 
  • Il a envie de consommer de l’alcool, des drogues.  
  • Il est agressif, irritable, il refuse de respecter les consignes de santé publique.

Les solution possibles:

  • Parler avec franchise et bien expliquer la situation. 
  • Mentionner que des médecins et des chercheurs travaillent pour trouver des solutions, des médicaments et un vaccin. 
  • Répondez à ses questions et n’hésitez pas à lui dire que vous ne connaissez pas la réponse lorsque c’est le cas.
  • Maintenez une routine et un milieu familial stable. 
  • Établissez un horaire qui prend en compte les heures de lever, de coucher, de repas, d’activités structurées et les moments de jeu et de détente. 
  • Adoptez (vous et la famille) de saines habitudes de vie en mangeant sainement, en buvant beaucoup d’eau, en restant actif et en essayant de vous reposer et de dormir suffisamment.
  • Ne laissez pas votre enfant regarder en boucle les reportages qui couvrent la pandémie et évitez toute discussion alarmiste (augmentation des décès, aggravation de la situation, scénarios pessimistes, etc.) devant lui.
  • Faites appel à des ressources fiables, comme le site officiel du gouvernement du Québec : Québec.ca/coronavirus où on peut trouver du contenu sur le stress, l’anxiété et la déprime associés à la maladie à coronavirus COVID-19

Services téléphoniques pour les personnes ayant besoin d’écoute ou de soutien : 

  • Tel-Jeunes, Ligne d’écoute 24/7 destinée aux jeunes ayant besoin de soutien : 1 800 263-2266
  • LigneParents Ligne d’écoute 24/7 destinée aux parents ayant besoin de soutien : 1 800 361-5085 
  • Tel-Aide : www.telaide.org
  • Centre d’écoute offrant des services 24/7 aux gens qui souffrent de solitude, de stress, de détresse ou qui ont besoin de se confier : www.acetdq.org (pour connaître le centre d’écoute de votre région)
  • Écoute Entraide www.ecoute-entraide.org Organisme communautaire qui soutient les personnes aux prises avec de la souffrance émotionnelle : 514 278-2130 ou 1 855 EN LIGNE (365-4463) 

Services téléphoniques pour les personnes en détresse psychologique ou ayant des idées suicidaires : 

  • Regroupement des services d’intervention de crise du Québec Offre des services 24/7 pour la population en détresse : centredecrise.ca
  • Service d’intervention téléphonique en prévention du suicide 1 866 APPELLE (277-3553)

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