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François Lambert donne son opinion sans censure sur 30 enjeux actuels

François Lambert ne fait pas l’unanimité, il en est bien conscient. Chaque fois qu’il émet une opinion sur sa page Facebook, le sol tremble un peu sous le poids des commentaires des gens. Il semble bien que le sympathique homme d’affaires ait pris goût à l’excitation de la masse soulevée par ses opinions puisqu’il a décidé de nous offrir son point de vue sans censure, avec humour et simplicité dans son tout nouveau livre.

Dans Qu’est-ce que j’en pense? Mon opinion non censurée sur 30 enjeux québécois actuels, l’ex-Dragon nous livre ses réflexions sur les sujets les plus chauds de l’heure – les politiciens, les revenus non-déclarés, l’accès à la propriété, le salaire minimum à 15$, les énergies renouvelables, la privatisation des sociétés d’État, la cryptomonnaie, l’âge de la retraite, l’épicerie à 75$, la parité homme-femme ou les débats entre l’école privée et publique – et nous fait part de ses opinions les plus tranchées sur chacun des sujets.

Son but? François ne souhaite pas choquer ou provoquer, mais plutôt ouvrir la discussion dans les foyers (il y arrivera haut la main, nul doute)! Une chose est sûre, que vous l’aimez ou non, ses propos font extrêmement jaser…

Épingler

François, ton nouveau livre est différent de tout ce que tu as fait jusqu’à présent (tes deux premiers livres abordaient l’entrepreneuriat). Comment as-tu eu l’idée de le faire?

C’est un livre d’opinion, oui, mais c’est un livre de pensées, de comment revoir notre société. Comment j’ai eu cette idée-là? Avec les années, mes statuts Facebook ont eu beaucoup de succès et on s’est rendu compte que les gens sont très émotifs lorsque j’émets une idée, une opinion: ils aiment ou ils détestent! Ils n’aiment pas se faire remettre en cause (ce que je fais constamment). Vu le succès de la dernière année, on s’est dit qu’on allait trouver 30 sujets que je n’ai pas vraiment abordés sur Facebook, à part celui de l’épicerie, et on a décidé de les mettre dans un livre pour faire réfléchir les gens vers où la société s’en va. En l’écrivant, même moi je me suis dit plusieurs fois: «Wow! J’apprends des choses! Mes idées changent en cours de route!» Aujourd’hui, la réponse appartient au lecteur et c’est à lui de décider ce qu’il veut en faire.

Tu reviens sur le débat amené sur ta fameuse épicerie à 75$ par semaine pour nourrir une famille de trois; tu persistes et signes en disant que c’est bien possible de le faire!

Oui! Honnêtement, c’est facile si on change nos habitudes alimentaires! C’est certain que si on essaie de garder nos mêmes habitudes alimentaires, si on continue à manger des aliments transformés et beaucoup d’aliments qui contiennent du sucre, on n’y arrivera jamais. Pour arriver à manger à un moindre coût, ça prend non seulement une discipline, de manger beaucoup de légumes et de légumineuses, mais aussi de faire des choix alimentaires qui sont bons pour la santé. Je m’entraîne déjà, mais je n’ai pas le goût de m’entraîner parce que je mange mal. J’ai le goût de m’entraîner pour bien vieillir et pas parce que je me suis empiffré et que j’ai mangé énormément de sucre. Il y a 4 ans, j’ai remarqué que je prenais entre 100 et 150 g de sucre par jour, alors que la part recommandée pour un homme est de 33g et pour une femme 23g. Avant, je passais mon temps à me réveiller, dormir, réveiller, dormir, et ce, tous les jours! J’ai changé mon alimentation, j’ai changé mon rythme de vie, et je suis bien mieux depuis ce temps-là et ça me coûte presque rien. En plus, je prends le temps de cuisiner, parce que c’est le fun cuisiner! C’est ça qu’il faut, retrouver le plaisir de faire la cuisine!

François et son fils Mathieu

Oui, mais ce qui t’aide surtout c’est que tu as une ferme et que tu peux utiliser les aliments que tu produis!

Oui, j’élève des poulets! Mais si on regarde le poulet, ça coûte exactement 3 pour 21$ chez Costco et les miens, qui sont peut-être plus gros et en liberté, me reviennent à 8$. Le secret, c’est qu’il faut couper les sucres et changer notre alimentation. Je persiste et je signe, et je vais signer toute ma vie parce que c’est ma façon de m’alimenter, qui ne change pas tout simplement. Premièrement, on veut mieux vivre, et ça va coûter strictement rien. Il n’y a pas de liqueur chez nous, pas de sucre et pas de céréales. Je mange du gruau le matin ou des oeufs. Je mange beaucoup de légumes et les fruits, je les achète congelés, parce que je les jette autrement. C’est de faire des choix différemment et de vivre selon les aliments du moment, de regarder les spéciaux et d’acheter à ce moment-là même si on n’en a pas besoin dans l’immédiat. On est quand même un pays nordique et il faut s’adapter. Donc, c’est sûr que ça ne fait pas l’unanimité, mais je ne demande pas à faire l’unanimité. Je fais juste vous dire que si vous venez chez moi, vous allez manger comme ça. Puis, vous allez bien manger et vous allez être surpris de comment je peux arriver à faire des recettes qui sont extrêmement bonnes avec à peu près rien. À l’Action de grâce, j’ai reçu vingt personnes ici et, bien évidemment, le sujet chaud de la soirée était que tout le monde me parlait d’épicerie. Je leur ai dit: «Écoutez, ça m’a coûté 22$ vous recevoir aujourd’hui! À part le vin, bien entendu (rires)! Le reste, ça a coûté 22$. Vous pouvez y arriver vous aussi!»

Tu es connu pour tes nombreuses prises de position justement sur les réseaux sociaux, mais tu dis dans ton livre que tu ne fais pas ça pour susciter la controverse, mais plutôt pour alimenter les échanges, parce que tu es conscient de la tribune qui t’est offerte pour exprimer tes convictions!

Je ne me lève pas le matin en me disant: «Bon! Je vais créer de la marde!» parce que ce n’est pas mon but. Je sais très bien, je suis assez intelligent et conscient que la façon dont je vais écrire mon texte, les sujets que je vais aborder, il y en a plusieurs que c’est un terrain miné! On ne veut pas avoir «le millionnaire qui vient donner son avis», parce qu’on pense que c’est toujours le millionnaire qui donne son avis, mais souvent c’est le père de famille, comme pour le sujet de la charge mentale que j’ai abordée dernièrement. C’était le père de famille qui parlait, ce n’était pas mon portefeuille. Mais de parler des assistés sociaux, je ne peux pas. Je ne peux pas parler de syndicats, des étudiants, des mères… Il y a beaucoup de sujets sur lesquels, selon la population, je n’ai pas le droit de donner mon avis parce que je suis un millionnaire! Et ça, je n’embarquerai jamais là-dedans. Quand je donne mon avis, je donne mon avis de père de famille, d’entrepreneur ou de citoyen qui voit des abus dans le système. Et je l’écris d’une façon non pas pour choquer; et d’ailleurs, vous remarquerez que je n’attaque jamais personne. Dans toute l’histoire de mes textes, j’ai planté deux personnes et ça s’est passé dernièrement: une fois le Doc Mailloux et l’autre Martin-Luc Archambault. Autrement, j’attaque des idées et si les idées choquent, c’est que les gens ont peur. Si on a peur, c’est qu’on tient des acquis qui, on le sait, sont fragiles. C’est pour ça que je fais susciter autant de controverses. C’est que les gens tiennent à leurs acquis, que ce soit la gestion de l’offre, les mères à boutte ou les gens qui veulent augmenter le salaire minimum: lorsque je leur dis que payer quelqu’un au salaire minimum ce n’est pas de l’exploiter, ces gens-là ne veulent pas m’entendre. Mais mon but n’est pas de mettre de la marde, c’est de faire réfléchir pour faire avancer la société. Je peux le faire en politique, mais en ce moment je le fais à travers des textes qui peuvent faire réfléchir et qui peuvent devenir choquant, j’en suis très conscient.

François et son amoureuse Marilyn Cantin

Tu as fait parler de toi en abordant le sujet de la charge mentale, comme quoi les mères au foyer, qui sont à boutte, semblent vouloir être perçues comme des victimes… je ne vois pas vraiment de quoi elles peuvent avoir peur elles, comme tu dis?!

Je ne comprends pas que les femmes puissent écrire un livre en disant que c’est un fardeau élever des enfants et que leur mari ne fait pas leurs tâches. Honnêtement, dans ce cas-ci, bien précis, je ne la comprends pas du tout. Mes enfants, je les ai à temps plein depuis 4 ans. Ils ne sont pas une charge, ils sont une responsabilité, une grande responsabilité que j’ai choisie, et si je trouvais ça trop grand, j’aurais arrêté après un enfant pour dire que ce n’était pas ce à quoi je m’attendais et que je ne suis pas la bonne personne pour élever plusieurs enfants. Maintenant, j’en ai fait un deuxième, parce que j’étais conscient. Ils sont avec moi, j’ai du fun avec mes enfants, je dois aussi les guider vers le bon chemin, mais ils ne sont pas une charge mentale. Donc, d’écrire des livres pour dire: «Mon mari n’est pas là, c’est moi qui s’occupe de tout et des rendez-vous chez le dentiste!», ça ne marche pas. Mon message était de dire: «Regarde donc ton train de vie avant de chialer!» Parce que c’est lourd, écouter ça à la radio. C’était vraiment lourd d’écouter des femmes qui se plaignaient alors qu’elles habitent en banlieue, elles font 4h de route par jour pour aller travailler, elles reviennent et elles sont complètement à boutte. C’est vrai qu’elles sont à boutte, mais le rêve américain d’une maison, d’un chalet, d’un bateau, peut-être que ça amène des gens à boutte… réfléchissez sur votre rythme de vie. Et le bonheur où est-il dans votre journée? Probablement qu’il n’a pas grande place, parce que vous vous mettez des charges trop grandes pour la capacité que vous êtes capable de faire. C’est tout simplement le message que j’ai voulu apporter dans ce cas-ci. Mais les femmes qui se plaignaient, parce qu’il y en avait, étaient en maudit que je leur dise la vérité et les autres femmes… parce qu’il y en a eu énormément (il pense)…. Quand Marilyn (ndlr: sa conjointe et coordonnatrice) a lu les premiers commentaires sur Facebook, elle s’est levée le matin en me disant: «Ahhhhrrrg! Qu’est-ce que tu viens d’écrire??!» J’étais en route pour Sherbrooke quand elle m’a appelé, je m’en allais au salon du livre. Elle était vraiment surprise parce qu’elle me disait que toutes les femmes étaient de mon bord. Et ces femmes disaient: «Merci François d’avoir écrit ça, je ne suis plus capable d’arriver au bureau et que les mères n’arrêtent pas de se plaindre de leurs enfants!». Pourquoi faire des enfants si on n’arrête pas de s’en plaindre? Ils ne disparaîtront pas! C’était le message de dire… regarde, pourquoi tu te plains? Change ton rythme de vie, fais des adaptations, pas besoin d’écrire un livre pour dire que ton mari n’est pas bon et que c’est épouvantable dans le monde d’aujourd’hui. C’est épouvantable parce qu’on se donne des charges de comparaison avec le voisin qui sont trop grandes, qui sont complètement débiles. C’est le message que je voulais apporter, c’est le message qui a porté… et il y a des femmes qui me détestent royalement. Et il y a d’autres femmes qui me disent merci. Pour moi, ce n’est pas de faire l’unanimité, mais c’est normal et ça ne me dérange pas. Et l’auteure que je parlais, elle est venue me rencontrer, elle m’a donné son livre dédicacé; je ne l’ai pas lu encore et probablement que je ne le lirai pas non plus (rires)!

Tu te prononces sur 30 enjeux québécois dans ton livre, dont la célébrité, la politique, le travail au noir, les pitbulls, le cannabis… dans le fond, tous des sujets chauds qui sont d’actualité présentement!

Oui! Et le but c’est de faire réfléchir! Quand la mairesse de la ville de Montréal a enlevé le règlement pour les pitbulls et qu’elle a dit qu’ils avaient le droit d’être ici… j’ai un problème moi. Je me suis déjà fait attaqué une dizaine de fois par des chiens quand j’étais coureur et je ne cours plus dans les campagnes parce qu’il y a trop de chiens et ça me fait peur. Avec le nouveau règlement, si je me promène sur le trottoir en ce moment, un chien me saute dessus, mais il faut que j’appelle l’escouade canine qui va venir évaluer si le chien est dangereux ou non… mais moi, j’ai un propriétaire de pitbull qui est probablement déjà un peu fêlé entre les deux oreilles et il va probablement me menacer de me donner une volée si j’appelle la police. Donc, je fais quoi? Je viens d’être mordu, il faut que je dénonce le gars, il faut que je le trouve, il ne faut pas qu’il se sauve, il faut que je le garde là pendant que la police arrive. C’est un règlement complètement arriéré mental. On attend une attaque avant de faire quelque chose. Mais une attaque de pitbull, c’est mortel. Une fois, je me suis fait attaquer par un rottweiler, j’ai réussi à me protéger en courant. La semaine d’après, qui s’est fait attaquer? Une petite fille qui n’a pas eu cette chance-là. Elle a été défigurée complètement. Le propriétaire, lui, trouvait ça bien drôle de laisser son chien lousse. Il m’a attaqué moi, j’ai été capable de me défendre, mais j’avais décidé de sacrifier mon bras et je l’ai attrapé avant qu’il me saute dessus. La semaine d’après, il défigure une petite fille. C’est sûr que ça vient me toucher… l’inconscience de Valérie Plante. Elle est totalement déconnectée de la réalité avec son sourire imbécile! Son sourire cache énormément d’incompétence et ça m’énerve royalement. Elle n’avait pas d’affaire à ramener ça. On ne les veut pas dans la société ces chiens-là. Ce sont des chiens qui ont été designés pour tuer. Ce sont des loups. Des animaux sauvages qui n’ont pas leur place parmi nous. Assurément, ayant vécu tout ça, je vais donner mon opinion sur le sujet et je vais aller en débattre dans n’importe quelle tribune qu’on va me donner! Même chose avec la syndicalisation. Les syndicats qui sont dehors dans le stationnement de la Société québécoise du cannabis en train de faire signer des cartes la première journée qu’un employé travaille pour dire qu’ils se font exploiter, come on! Le salaire minimum est à 12$ et tu gagnes 14$ de l’heure, tu ne te fais pas exploiter du tout! Mais si tu te compares au salaire de la Société des alcools du Québec, il y a un problème; peut-être que c’est le salaire de la SAQ qui est trop élevé! Ce n’est pas celui de la SQDC. Ils veulent avoir des meilleurs horaires, mais écoute, les horaires sont déterminés par les clients aujourd’hui. Ce n’est pas le syndicat aujourd’hui qui va déterminer les horaires. C’est certain que je ne ferai pas l’unanimité… j’ai fait Tout le monde en parle hier qui va être diffusé dimanche et je m’attends à me faire décapiter lundi (rires)! Je vais avoir tous les groupes de pression contre moi: les féministes, les syndicats, les étudiants, les mères à boutte, je vais tous les avoir contre moi!

Avec l’auteur Marc Fisher

Parlant de Tout le monde en parle, tu dis que depuis que Sophie Lorain est allée parler de parité à l’émission, tu as moins peur de parler de la parité entre les hommes et les femmes!

Je n’aurais pas parlé de ça si une femme n’était pas allée dire à heure de grande écoute: «Achalez-moi pas avec ça, la parité, moi je veux être reconnue pour mon talent et non pas parce que je suis une femme!». Je me suis dit bon… parfait. Je peux en parler maintenant! Je n’ai jamais favorisé la parité, que ce soit la parité au point de vue des races, des couleurs, des genres. J’ai toujours favorisé le mérite et le talent. Jamais je n’aurais accepté d’être tassé au nom de la parité. Je te donne un exemple, quand j’ai commencé ma carrière au gouvernement, la priorité était aux Autochtones, aux femmes et aux minorités visibles. Moi, l’homme blanc qui vient d’étudier, je ne peux pas rentrer au gouvernement parce qu’il y a trois groupes avant moi. Où est l’égalité là-dedans? C’est moi qui suis pénalisé pour des erreurs du passé. Je n’ai rien fait pour ça, moi. Je l’ai eu la job, mais je n’avais rien fait pour ne pas avoir cette job-là. De partir avec trois prises contre moi, je trouve ça vraiment pas correct dans notre société qu’on accepte ce genre de choses-là. C’est pour ça qu’une fois que Sophie Lorain en a parlé, je me suis dit «Bingo!» Je vais l’écrire dans le livre et je vais dire ce que je pense de la parité. Je vais dire ce que la parité fait. La parité a amené Pauline Marois au pouvoir, on a perdu 18 mois au Québec parce qu’on avait une personne qui n’avait pas la compétence pour être là. On l’a poussée là parce qu’elle était une femme! Elle s’est fait sortir en dedans de 18 mois, elle s’est fait éliminée de son comté et bingo, bye, va-t-en!

Parlant de politique justement, tu ne caches pas ton désir de te lancer en politique! Comment ça avance dans ce dossier-là?

Je pense qu’après Tout le monde en parle et la sortie de mon livre, plus aucun parti politique ne voudra me voir (rires)! Je pense que si je me présente, ce serait pour le Parti conservateur, mais je doute qu’ils veulent m’avoir. Je suis bien trop une grande gueule (rires)! Et je n’ai pas le goût de jouer à la censure parce que j’insulte, dans ma façon d’écrire mes textes, dans ma façon de me prononcer, j’attaque des pans de la société, des idéologies de la société, c’est vrai, mais j’attaque personne en particulier. Mais les gens se sentent attaqués et je ne pense pas qu’ils vont me rappeler après dimanche… S’ils me rappellent, je serai extrêmement surpris et je les trouverai vraiment ouverts d’esprit. Et pourtant je ne suis pas un extrême de droite. Je ne suis pas un extrémiste dans rien, je suis ouvert au dialogue, je suis un gars d’équipe, mais tout ce que je raconte dans le livre ne fite avec aucun parti, et je ne cadre avec aucune valeur. Aucun parti ne peut dire: «La parité, on n’est pas pour ça». La gestion de l’offre, tous les partis ne veulent pas en parler… mais, moi, j’en parle. Je suis contre les syndicats, parce que je pense que c’est une histoire du passé… Les pensions alimentaires, il faudrait les revoir, mais on ne veut pas toucher à ça. Je suis très conscient que c’est peut-être un suicide prépolitique que j’ai fait, mais ce n’est pas important parce que je pense que ce livre-là va faire réfléchir, il va faire discuter les gens dans les prochains mois. C’était mon but premier! Mon but n’était pas de choquer, mais plutôt de faire discuter les gens, de les faire réfléchir sur la nécessité de se syndiquer aujourd’hui. C’est quoi cette nécessité-là? Je pense que ça mérite qu’on se questionne. La gestion de l’offre, ça fait trois fois qu’on se fait enlever des morceaux, je pense qu’on est rendus à revoir le système complètement avant qu’on soit obligés de l’abolir dans 5-6 ans et que tout le monde souffre et tombe en faillite. Mais l’Union des producteurs agricoles du Québec ne veut pas, parce que l’UPA, c’est la plus grande mafia! C’est certain que toutes ces positions-là, je me demande comment un parti peut m’avoir avec lui sans être obligé de justifier plusieurs passages de mon livre qui vont venir… pas me hanter, parce que honnêtement je suis capable de débattre sur chacun des sujets pendant des heures et je n’ai aucun problème d’avoir n’importe qui devant moi, que ce soit des environnementalistes, des personnes de gauche, mais la réalité, c’est qu’on va voir si on m’appelle encore à compter de la semaine prochaine. Pour l’instant, je pense que mon chien est mort (rires)!

Épingler

Tu prépares déjà un quatrième livre pour les enfants de 8 à 12 ans, est-ce que tu veux m’en parler un peu?

Oui! On en est au tout début, d’écrire les chapitres: c’est d’intéresser les enfants à l’économie en leur parlant dans leur langage, en leur expliquant des choses qu’ils vont avoir à vivre toute leur vie. Si on veut que nos enfants soient de futurs bons gestionnaires ou des gens intéressés par l’argent – pas par l’argent pour faire de l’argent, mais par l’économie, comment elle fonctionne – il faut commencer tôt à leur en parler. La bourse, qu’on le veuille ou non, elle affecte toutes nos vies. Tout le monde ou presque a des placements quelque part ou on travaille peut-être pour quelqu’un qui est pour la bourse, mais personne ne comprend ça aujourd’hui à l’âge adulte. Peut-être parce qu’on ne se l’est pas fait expliquer… Tranquillement, il faut que ça devienne naturel. Donc , c’est un paquet de sujets qu’on va expliquer d’une façon ludique, vraiment le fun, aux enfants, et c’est un projet qui est vraiment vraiment tripant! J’ai vraiment hâte de livrer ça, mais ça va être quelque part en 2019.

Le mot de la fin?

Je vais probablement faire tous les salons du livre comme l’an dernier pour parler de mon nouveau livre! Il y a aussi énormément de conférences que je donne, mais juste écrire le livre pour enfants, je dois remettre mon premier manuscrit à la fin janvier, alors j’ai énormément de travail sur la planche.

Qu’est-ce que j’en pense? Mon opinion non censurée sur 30 enjeux québécois actuels, qui paraît chez les Éditions Goélette, est disponible dès maintenant en ligne (24,95$) et en librairie.

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Crédit photo: Courtoisie de François Lambert – Daniel Daignault

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