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«Je veux vivre», le message d’espoir de Nathalie Simard

Nathalie Simard est plus forte que jamais!

Nathalie lance aujourd’hui le projet Je veux vivre, composé d’un album, d’un livre et d’une conférence, ayant pour but de sensibiliser et prévenir les diverses formes de violence et d’abus. Avec ses trois outils porteurs d’espoir, Nathalie souhaite porter main forte à toute personne intervenant auprès des victimes de violence, les survivants ainsi que leurs proches.

L’exemple de résilience de Nathalie Simard et son souhait de démontrer aux victimes qu’il est possible de s’en sortir sont au centre de ce nouveau projet mis en place afin de transmettre un message d’espoir et d’amour!

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Nathalie, tu nous invites à découvrir ta nouvelle trilogie Je veux vivre: un projet pour sensibiliser et prévenir la société à toutes formes de violence. Peux-tu m’en parler un peu plus?

Premièrement, on parle d’une conférence, qui a déjà quelques dates de bookées et d’autres dates à venir, en musique aussi. C’est pour prévenir et sensibiliser la société à toutes les formes de violence, que ce soit au niveau de l’inceste, de la pédophilie, d’agression sexuelle, de violence conjugale dans un couple, mais aussi dans une famille où des enfants subissent les conséquences de cette violence, parce qu’ils sont comme des «éponges». On parle aussi d’intimidation et de cyberintimidation, de cyberviolence, de violence amoureuse, de viol conjugal, et on parle des aînés, qui vivent de la maltraitance et aussi des viols. Avec la conférence, on fait de la sensibilisation à tous les niveaux, passant de l’enfance, à l’adolescence, à l’âge adulte jusqu’aux aînés. À travers tout ça, on explique un peu le cycle de la violence, comment il peut se créer dans la vie d’un être humain et se développer tout au cours de sa vie, de sa naissance jusqu’à l’âge adulte. C’est vraiment intéressant, et pour ce faire, je suis accompagnée de deux femmes de terrain, qui sont intervenantes, dont Sylvie Morin, qui est la directrice de la maison d’hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale à Lac-Mégantic La Bouée. Cette femme est vraiment extraordinaire et c’est avec elle qu’on a bâti toute cette trilogie.

Nathalie et Sylvie Morin de La Bouée

Ensuite, il y a un album! Ça fait 20 ans que je n’ai pas sorti d’album et là, j’ai mis le paquet… tout vient du coeur! Tout le monde le sait, je suis une chanteuse. Je chante depuis que je suis toute petite et la musique m’a beaucoup aidée à travers tout ce que j’ai traversé…. C’est donc ce qui se poursuit avec cet album-là, Je veux vivre. Ce sont des chansons porteuses d’espoir! Il y a 10 chansons, dont 8 qui ont été composées par Réjean Audet, un gars de Coaticook qui a le même âge que moi. On est deux modèles 69 (rires)! Réjean est un chansonnier de métier depuis plusieurs années et il a composé les textes avec sa conjointe, qui s’appelle Stéphanie Ouimet, qui elle, est ostéopathe. Ils ont donc écrit ensemble des textes pour l’album Je veux vivre et ils sont vraiment très beaux et très accessibles; on parle aussi des vraies affaires et c’est ça qui est intéressant. Réjean Audet signe aussi la musique, car il est vraiment un très bon mélodiste. C’est une belle rencontre que j’ai eue il y a plusieurs années et enfin aujourd’hui ces chansons-là voient le jour. D’ailleurs, il y a une chanson qui a été écrite par mon frère Régis et mon père Jean-Roger; une chanson qui s’appelle Enfant papier. Elle parle d’un sujet très délicat: la perte d’un enfant. Ma fille Ève et moi avons aussi mis la main à la pâte et avons composé Parcourir le temps. Elle a été coécrite par Patrick Donovan, qui lui a réalisé l’album Je veux vivre avec Paméla Lajoie de Kingdom Street; c’est un couple de musiciens et chanteurs qui sont réalisateurs et producteurs (Marc-André Valade a aussi travaillé avec eux). Cette chanson, je la chante avec ma fille, qui est rendue à 25 ans; elle explique un peu notre parcours… Tout ça pour dire que tout est possible dans la vie! Peu importe ce qui peut arriver, l’important, c’est l’amour. C’est un album qui se veut très positif, très lumineux et plein d’amour.

 

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Mon équipe de production ! Je serais en live dimanche avec eux sur Facebook à 18:30 ! #jeveuxvivre @valadeofficiel @pamlajoie @kingdomstreet_ Life is good ! ❤️

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Le livre, quant à lui, est un recueil de 23 témoignages de survivants et de survivantes. Il y a deux hommes qui ont exceptionnellement accepté d’écrire leur témoignage dans le livre; que ce soit par rapport à la violence conjugale – parce que oui, en réalité, il y a plusieurs hommes qui sont victimes de violence conjugale – ou à l’agression sexuelle. Ensuite, les autres témoignages peuvent parler des femmes qui ont perdu leur enfant dans le cadre d’homicides, de violence conjugale… Pour ceux et celles qui vont pouvoir se procurer le livre, ça va vraiment les aider à passer au travers, parce que c’est inspirant, ça donne de l’espoir, ça dit que tout est possible et ça met en lumière aussi tous les centres d’hébergement et les centres d’aide, dont ceux qui sont venus en aide à ces hommes et ces femmes afin qu’un jour ils réussissent à voir la lumière. Ce livre-là se veut une bible en soi. Je dis ça parce qu’à la fin du livre, il y a plusieurs pages où l’on voit plein de numéros de téléphone, de ressources, afin de pouvoir aider les victimes de toutes sortes à aller chercher de l’aide. Alors c’est vraiment un livre complet, qui se veut carrément une bible pour sensibiliser la société et ceux qui sont touchés par la problématique.

Il y a aussi 1$ qui va être versé pour chaque livre à La Bouée!

1 dollar va être versé à La Bouée et c’est aussi valable pour le CD!

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J’écoutais ton entrevue à Tout le monde en parle l’autre jour. Tu as entre autres mentionné que tu n’étais pas une victime, mais bien une survivante!

On est victimes tant et aussi longtemps qu’on ne parle pas… La minute qu’on décide de parler, on n’est plus une victime. On vient de reprendre le pouvoir, donc on est des survivants! Survivants parce qu’être survivant, c’est survivre à un crime, ce n’est pas facile de se rebâtir après avoir vécu ça, surtout quand ça part de l’enfance. Ça marque le psychologique profondément quand tu as vécu du harcèlement ou des agressions sexuelles. Ça marque une vie. Parfois, les conséquences psychologiques et physiques sont difficilement réparables… C’est donc important d’aller chercher de l’aide le plus vite possible et d’oser se faire aider, parce que tout est possible. C’est possible de s’en sortir!

Ta trilogie s’appelle Je veux vivre: tu as aussi confié que tu as été en mode «survie» pendant longtemps… Est-ce que c’est maintenant derrière toi?

Oui! En quelque part, il y a un terme qui reste, qui est commun, qui est inscrit partout dans les centres d’aide. On s’appelle tous les survivants, on est tous des survivants. Ça ne reste pas toujours, on n’est pas toujours en mode survie. C’est comme si tu vois quelqu’un qui a survécu à un crash d’avion… On va toujours se souvenir de ça. Ça ne veut pas dire qu’on est toujours dans le crash, mais ça veut dire que tu as survécu à ça. Quand tu vis des crimes, tout ce que tu veux… c’est de vivre dans la vie. Tu veux arrêter de te battre, d’avoir peur, d’avoir honte, arrêter d’avoir de la culpabilité… On veut juste vivre! Alors le titre de la trilogie veut TOUT dire.

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Pendant les moments les plus noirs, tu avoues que c’est ta fille Ève qui t’a remis les idées en place et qui t’a «gardée en vie».

Tellement! Une chance qu’elle était là… Les enfants sont beaucoup plus forts qu’on ne peut l’imaginer. Ma fille a été là pour moi, parce que des fois, on était seules. Quand on est monoparentales, on vit tout contre vents et marées ensemble. On a survécu à tout ça. Donc, Ève a vraiment été là pour moi. J’étais en dépression, on était toutes seules… Souvent, quand tu tombes en dépression, ton entourage se pousse. Alors ça, c’est un message, c’est un cri d’alarme. C’est encore tabou et il y a encore beaucoup de jugements par rapport à la dépression. Heureusement, ma fille a été là; cette petite femme-là, qui a été présente pour prendre soin de moi, alors que ça aurait dû être le contraire. Juste un message par rapport à ça: ceux et celles qui sont en dépression, parlez à la famille, à vos amis, ne les laissez pas. Je l’ai vécu et j’ai trouvé ça très difficile. Il ne faut pas faire ça, parce qu’on peut vraiment regretter notre geste de se retirer, dans le contexte avec une personne qu’on aime parce qu’elle est en dépression, parce que des fois la dépression peut amener à l’irréparable, et on ne veut pas aller là… Ma fille m’a toujours gardée en vie. C’est maintenant rendue une femme, une femme très solide, mais ça va toujours rester mon bébé (rires)!

Ton frère René était également présent pour te supporter lors de ton lancement! 

Il est venu faire un tour à la conférence de presse et j’ai vraiment été touchée par sa présence. Il est fier, ça, il me l’a dit. J’étais vraiment contente qu’il vienne faire acte de présence pour démontrer sa solidarité face à ce beau projet-là. On s’aime gros et on est là l’un pour l’autre. C’est ça le message en fait! Ça fait du bien. La famille, c’est important!

 

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As-tu d’autres projets à venir?

Présentement, je me concentre sur les conférences. C’est sûr que j’ai des projets à venir! D’autres projets, plus en 2020, mais ça, ce n’est pas encore officiellement signé. Donc, je ne peux pas en parler! Je peux vous dire que je suis pleine de projets… de beaux projets ben ben ben le fun! Mais là, je me consacre à mon projet de société, le projet de ma vie, qui me fait du bien, dans le partage, en musique, en livre… J’ai besoin de faire quelque chose pour la société, de me rendre utile, pour aider la nouvelle génération.

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Crédit photo à la une: Karine Dufour - Tout le monde en parle
Crédit photo dans l'article: Courtoisie
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