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Crédit photo Karen Doolittle

Piera Luisa Gelardi de Refinery 29 : la femme qui n’a aucun secret

« Lorsque nous avons lancé Refinery29 il y a près de quinze ans, nous voulions changer la façon dont les médias et la publicité illustraient les femmes. Nous voulions présenter la femme dans toute sa complexité et sa vulnérabilité, partager et avoir des discussions ouvertes. Nous trouvions que l’idéal féminin proposé dans les médias et la publicité était très homogène. Comme si toutes les femmes devaient aspirer à être grandes, blanches, minces et jeunes avec une peau parfaite et des dents droites et blanches. Vendre cette aspiration est juste irresponsable puisque peu importe ce qu’elles font, ce ne sont pas toutes les femmes qui peuvent atteindre cette norme. C’est aussi une norme favorisant la suprématie de la race blanche et qui ne tient pas compte de la grande diversité qu’il y a dans le monde. »

Je suis au téléphone avec Piera Luisa Gelardi, l’une des cofondatrices de Refinery29, une entreprise de médias ciblant les millénaux qui rejoint 325 millions de femmes partout dans le monde chaque mois. De Snapchat à YouTube et de films dirigés par une femme à des événements de grande envergure comme 29Rooms; Refinery29 a changé la façon dont les médias et la publicité présentent les femmes avec humour et une narration audacieuse.

Refinery29 fait doucement sa place dans le monde. Ils viennent tout juste de lancer leurs sites canadien. 29Rooms, un événement axé sur le style, l’art et la technologie « où il y aura beaucoup trop de merveilles, un festin pour les sens » selon Piera, aura lieu à Toronto cet automne.

 

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« Many argue that there’s a war on individuality, so I just wanted to bring us all in a room to discuss the complexities of humanity, » – #janellemonae 💥 We collaborated with Monae for our first-ever LA 29Rooms ✨ @Janellemonae ‘s installation titled « What’s Your Frequency, » presented her own take on surveillance culture 👏🏾 In her black-and-white room (a color combo that is a staple of her style), mannequins with televisions for heads stand and chains around their feet, are watched by domed mirrors and security cameras. Working with creative visionaries is one of our favorite parts of #29Rooms, and an aspect of the experience that we look forward to continuing in the future…. — 📸 by @laurenelizadunn // Installation: « What’s Your Frequency » in collaboration with Janelle Monae

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CHANGER LES STATISTIQUES

« J’avais l’habitude de sortir et de choisir des gens dans le métro, dans la rue et dans les magasins parce que je voulais que notre contenu reflète nos lectrices. Nous cherchons toujours les inégalités dans le monde. Nous essayons toujours de changer les statistiques. »

Quelle statistique est-elle le plus fière d’avoir changée?

« 67% des femmes aux États-Unis sont considérés comme des tailles plus, donc de taille 14 ou plus, mais elles ne représentent que 2% des images propulsées par les médias et le marketing. Nous avons donc concerté nos efforts afin de nous assurer de représenter les femmes de taille plus, pour les sortir du marché niché et qu’elles soient traitées comme les autres dans nos images et notre contenu. »

 

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Truth. 🎥 Women are vastly underrepresented in Hollywood. 🎞While we make up half of the population, only 21% of stories we see come from a woman’s perspective (and just 7% of 2016’s top films were directed by women). 📺 ⁣ ⁣ That’s why we started @Shatterbox an initiative that provides opportunities for women behind the lens. 🎥⁣ ⁣ This weekend (while I was sitting in the directors chair at #29Rooms), we debuted the films of an amazing group of women at Toronto Film Festival! Swipe through to see our badass directors… their projects will be on view with @tntdrama ⁣ ⁣ Thank you @amyemmerich @gibsonautomatic for spearheading this groundbreaking series for @refinery29 and driving this cultural shift. ⁣ It’s about time we see the full picture! #shatterbox #timesup ⁣

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« Il y a aussi le fait que seulement 4% des 100 plus grands succès au box-office ont été dirigés par des femmes. Nous avons donc commencé une série intitulée Shatterbox qui met en lumière des réalisatrices. »

LA FEMME QUI N’A AUCUN SECRET

Piera est ouvertement bisexuelle. Elle a écrit au sujet de sa fausse couche. Elle a parlé du syndrome de l’imposteur qui l’afflige. Son écriture est exquise. Droite au but, captivante… elle maîtrise les mots comme pas une. Lorsqu’elle parle de sa fausse couche, elle décrit un deuil qui a « détruit son monde avec des trappes émotionnelles. »

Où trouve-t-elle le courage de se dévoiler?

« Partager mes expériences ne requiert pas beaucoup de courage de ma part. Elles font partie de ma vie. Pour moi, il n’y a aucune honte à être bisexuelle. Il n’y a aucune honte à parler de problèmes de fertilité, de mes défis en tant que maman et du fait de ressentir le syndrome de l’imposteur dans ma carrière. Je suis toujours surprise qu’on me dise vulnérable ce qui arrive souvent. »

« Ce sont des choses que je considère comme normales dans nos vies et dont j’AIME parler. J’en discute ouvertement parce que j’aime ça lorsque les gens s’ouvrent à moi. Je crois que c’est ce qui nous connecte. Il y a deux ans, lorsque j’ai parlé de ma fausse couche dans deux articles et sur Instagram, cela a vraiment ouvert beaucoup de conversations. Des femmes m’ont dit qu’elles n’en avaient jamais parlé à personne, qu’elles portaient le fardeau seules et que le fait que j’en parle les a aidées à en parler. Elles ont réalisé à quel point cela fait du bien de s’ouvrir sur de ce qui fait mal.”

« Lorsque je parle d’un tel sujet, c’est aussi un soulagement. Je n’aime pas avoir de secrets. Ce n’est pas comme si je faisais une fausse couche en direct sur Instagram. J’ai fait un travail émotionnel avant d’être capable d’en parler. Je m’ouvre lorsque je sens que j’en suis capable. Lorsqu’émotionnellement, je peux gérer les réponses qui viennent avec le partage. »

 

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Infertile. Geriatric pregnancy. Advanced maternal age. Spontaneous abortion. ⁣ ⁣ These are some of the lovely words and phrases that I heard from doctors and read on my chart while struggling to conceive. Clinical, isolating, demoralizing terms seemingly wrought from another time.⁣ ⁣ The word Infertile itself always bugged me. It seemed so finite and I resented it’s meaning. Barren, bleak, lifeless… a slap in the face to my vibrant spirit.⁣ ⁣ In reality, being diagnosed with infertility doesn’t mean the end of a dream to become a parent. This is because fertility isn’t binary — “fertile” or “infertile” — but rather a diverse spectrum of biological markers, chronic conditions, medical procedures, and the multitude of journeys people take toward parenthood.⁣ ⁣ The majority of us sit somewhere on a broader spectrum, where overall health as well as a partner’s health, access to care, and a desire to have kids at all factor in just as prominently as the universal/historical marker of age.⁣ ⁣ Today we launched The Fertility Spectrum on @refinery29 because it’s time we see the road to parenthood as it really is—unique and different for everyone.⁣ ⁣ Congrats to our team and to all who bravely shared their stories… I’m so proud to be hosting this conversation, smashing stigmas, and continuing to broaden the representation of the many paths to parenthood. ⁣ ⁣ Photo @ioulex Words @corystieg R29 dream team @sade_style @mollythemess @juliealvin @ndre @sarah_f____ @leestroyer @christenebarberich @amyemmerich

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Piera a créé The Fertility Spectrum, un forum pour parler ouvertement tout ce qui touche la fertilité.

ÊTRE UNE NOUVELLE MAMAN

La belle-soeur de Piera lui a offert d’être mère porteuse et Piera a aujourd’hui une adorable fille nommée Viva!

 

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If you’ve been following me, you know what a complicated journey it’s been for me to become a mom. In February last year, before I got pregnant (and lost the baby), my sister in law, Teresa, told me that, if I needed, she’d be our surrogate and carry for Philippe and me. I was stunned by the magnitude of the offer, deeply moved, in awe of her generosity. But in that same moment, my self-reliant armor went up and I felt I couldn’t accept. It was too much. (I’ve always been fiercely independent and bad at asking for help.) ☁️ Teresa kept gently reminding me of the offer… when I miscarried, when I was awaiting surgery so I could try again, when my doctor said I may have to endure several more miscarriages before I could carry to term. She wanted me to understand that her offer was for real. She rebuked me when I told her that it was selfless of her. She said “It’s not selfless. I want to do this. I want our kids to grow up together.” ☁️ For months, I couldn’t make a decision… I was afraid to receive such a gift. I was afraid to try again myself. I was afraid to let go of how I thought things would happen. But I knew I had to choose. ☁️ In therapy one day I started hashing things out, sharing everything playing out in my mind: should I wait to try again, should I explore adoption, should I have Teresa carry, should I focus on mothering my team, causes, and projects instead of becoming a mother in the traditional sense? The dizzying Six Flags ride of my mind. Finally my therapist said “STOP. I want to clear the air. I want you to take a deep breath. Ok, now tell me. What is it you most deeply desire?” Everything went still. In the moment of still, what I’d always known deep down was crystal clear. I replied instinctively, immediately, and with perfect clarity. “My deepest desire is to be a mom.” My path forward cleared. 🌥This past weekend, I was laying in bed with Teresa watching a movie. She grabbed my hand and placed it on her pregnant stomach and said “do you feel that? She’s kicking!” Our daughter is due in November. Coming into the world through an immense act of giving — and of receiving. And I really couldn’t imagine a more beautiful way. 💙 📷 @erinyamagata

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Être une nouvelle maman signifie avoir un nouvel horaire.

« Je suis à l’intérieur toute la journée, mais ce qui est bien depuis que je suis maman c’est que je quitte le travail à 18 h. Si c’est une belle journée, je vais la chercher, lui prend un biberon et nous allons souper ensemble! »

TROUVER SA FORCE

« Pour moi, cela signifie embrasser mes forces et mes faiblesses. Je sais que ça semble simple, mais je crois que plus nous avançons dans nos carrières et allons dans des territoires moins familiers, plus nous nous comparons aux autres. Nous commençons à ressentir que nous avons un déficit et nous ne nous donnons pas le crédit pour les diplômes et l’expérience que nous avons déjà. Lorsque notre entreprise a pris de l’expansion, je me sentais comme une impostrice parce que j’ai étudié à l’école d’art. Je ne me destinais pas à travailler dans un bureau. Nous avons commencé à embaucher des gens qui venaient du milieu des affaires, qui parlaient le jargon des affaires, et j’ai commencé à me sentir comme une impostrice. Je me rappelle m’être dit que je n’étais peut-être pas la bonne personne pour faire mon travail parce j’étais tellement gênée et que j’avais le syndrome de l’imposteur. »

« Mais ce que j’ai réalisé à ce moment-là, alors que je me demandais si je devais céder ma place, c’est que ce sont mes aptitudes, mon expérience et ma créativité qui m’ont menée là où je suis. Il me fallait simplement exploiter cette force et cette magie pour me rendre au prochain échelon. J’ai appris à exploiter mes forces. J’ai appris à utiliser mes aptitudes en narration pour négocier et ma curiosité pour comprendre le jargon des affaires. Lorsque j’ai commencé à faire cela, j’ai vu croître ma force et mon niveau de confort de façon exponentielle. »

AVOIR CONFIANCE EN SOI

« La meilleure façon d’avoir confiance en soi est de reconnaître ses dons uniques et de les exploiter. J’ai toujours eu le nez baissé sur mes affaires. Je faisais mon travail, mais je n’en faisais jamais vraiment la promotion ni de ce que je faisais pour l’entreprise. Lorsque j’ai commencé à le faire, j’ai réalisé à quel point il est important d’être son propre porte-parole. Les gens croient que c’est vantard, mais ce n’est pas nécessairement le cas. Il s‘agit plutôt de parler de ce que vous faites, de pourquoi vous le faites et de l’impact de votre travail. Je crois qu’un autre facteur important est d’avoir un réseau de femmes et de se soutenir l’une et l’autre. C’est si important. »

SES COUPS DE CŒUR À NEW YORK

Son parc préféré
Le parc Domino dans Williamsburg.

Le repas qu’elle aime cuisiner pour ses amis
Des pâtes, certainement! Des penne a la norma pour être exacte.

Son restaurant préféré
Misi dans Williamsburg, Brooklyn.

Sa boutique préférée
Coming Soon.

Son rouge à lèvres préféré
Le rouge à lèvres liquide Kat Von D teinte A-Go-Go.

Son salon de coiffure préféré
J’en ai deux. Mes amis de longue date ont un salon appelé 1994 New York dans le Lower East Side. Il y a aussi Cools Nights LA à LA. Se sont Sera Sloan et Ian Scott Dorey.

Crédit photo couverture Karen Doolittle

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