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Diversité corporelle: 3 femmes belles et fortes se dévoilent

Trois influenceuses bien différentes. Trois personnalités uniques! Ensemble, elles forment un tout indestructible.

Les BFFs Chloé Dumont, Stefanie Derome (alias Stefani Missfit) et Alexandra Cosentino (qu’on a connue à Occupation Double à Bali) ont décidé d’unir leurs forces dans un nouveau projet qui met de l’avant la diversité corporelle. Ce n’est pas un secret, l’image corporelle véhiculée dans les médias a une influence directe sur l’image personnelle, sur l’estime de soi et, indirectement, sur la santé des femmes; c’est donc pourquoi les filles nous présentent un superbe photoshoot sans retouche, où elles se sont mises à nue sous l’objectif de Sébastien Sauvage!

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Les filles, parlez-moi un peu de vous!

Chloé Dumont: J’ai toujours été une femme très ouverte et authentique sur les médias sociaux. Ça fait 7 ans que j’ai mon blogue et que je partage ma vie avec les autres. Sur les réseaux sociaux, vous pouvez me découvrir à travers le hashtag #lavraievie, que j’ai créé pendant ma grossesse: j’avais un peu l’impression de vivre des choses dont personne ne parle tout haut, que personne ne partage dans la vraie vie! Avant, je crois que j’idolâtrais le fait de tomber enceinte et j’étais loin de me douter de tout ce qui m’attendait… je ne pensais pas que je ne serais plus capable de me lever toute seule et que mon chum devrait me pousser (rires), ou bien de l’appeler à la rescousse pour qu’il m’aide à entrer ou descendre de mon bain! Au fil du temps, en partageant mes angoisses, mes craintes, mes bonheurs, je me suis aperçue que les gens voulaient de plus en plus avoir accès à ces petits moments du quotidien qui font sourire et qui, au final, remettent les choses en perspective. J’ai créé un engouement avec #lavraievie et le mouvement s’est aussi propagé aux autres, qui me taguent maintenant dans leurs propres petits moments cocasses!

Chloé Dumont

Stefanie Derome: Je suis propriétaire des centres d’entraînements pour femmes MissFit, qui existent depuis 2012, et j’aide les femmes à se sentir bien dans leur peau à travers les programmes d’entraînement variés. On a huit franchises au Québec! J’avais un peu de temps libre au début de l’été et j’ai décidé de partir un mouvement qui s’appelle Belles et fortes: c’est une micro-communauté que j’ai voulu créer dans la communauté des MissFit où l’on prône l’acceptation de soi, la diversité corporelle, la confiance en soi, ainsi que l’entraînement physique parce que l’on s’aime, que l’on veut prendre soin de soi et se sentir mieux dans sa peau, et non parce qu’on veut perdre du poids ou voir des changements physiques survenir! Belles et fortes, ce sont des femmes qui aiment s’entraîner pour le plaisir et faire des rencontres, échanger, et s’encourager entre elles avec des pensées positives et beaucoup de motivation. L’engouement a été immédiat, car je pense que les femmes avaient besoin de s’accrocher à quelque chose de la sorte puisque dans la société actuelle, même si la diversité corporelle est de plus en plus populaire, la quête absolue de la perfection est encore encensée! Veux, veux pas, on sent encore une pression et on est complexées de qui l’on est, puisqu’on a l’impression de ne pas répondre aux critères que la société nous impose… Belles et fortes c’est un mouvement qui dit: «Tu n’es pas parfaite! Ta vraie beauté, c’est ta confiance en soi!» À travers ce mouvement, j’ai eu l’idée de créer une websérie (qui se développera peut-être à la télé dans le futur) qui sortira au printemps prochain et qui commencera avec mon histoire: à 24 ans j’ai tout lâché (j’ai 32 ans aujourd’hui), je faisais un BAC en éducation physique puis je donnais des cours de bootcamp. J’ai toujours été une personne qui se lançait dans les projets en me disant que j’allais m’arranger rendue là…. J’ai trouvé un local, j’ai signé un bail et c’est comme ça que le MissFit a commencé. Depuis, j’ai rencontré tellement de femmes inspirantes, qui ont décidé de tout lâcher, de prendre des risques pour vivre de ce qui les passionnaient même si ça sortait des critères établis de la société… et j’ai décidé de les mettre en lumière! Nous sommes un peu les personnages principaux de cette série-là et on rencontre ces femmes dans des contextes intéressants.

Stefani Derome

La première femme que nous avons rencontrée, Alex, Chloé et moi, a décidé de tout lâcher et maintenant elle vit dans sa van. On part donc faire un roadtrip avec elle dans le parc de la Mauricie pour l’interview! Le shooting photo en lingerie pour le Mitsou Magazine fera aussi partie de la websérie. On met de l’avant la diversité corporelle, les femmes qui osent se mettre à nue. On a eu des confidences avec Chloé et Alex, sur les parties de leur corps qu’elles aiment moins. Chacune dit aussi ce qu’elle aime chez l’autre. Je suis plus ronde du bas du corps et je me suis toujours cachée étant jeune avec des vêtements lousses et, dans le fond, c’est de passer à travers ça et de s’accepter. Si tu te trouves belle, tu seras belle! J’ai compris ça en début vingtaine, car c’est la société qui fait en sorte que nous nous ne sentons pas bien des fois. J’essaie de passer le message que la beauté, c’est la confiance en soi, de croire en soi. Le physique au final, c’est une question de goût. Tant que tu es la meilleure version de toi-même, c’est ça l’important.

Alexandra Cosentino: Je suis issue du domaine du yoga et ça a changé ma perception de moi-même! Plus jeune, j’avais des troubles alimentaires… Même début vingtaine, mes amis et parents m’ont surprise à avoir des tendances boulimiques: j’étais excessive et après je regrettais et je passais à l’action en me faisant vomir. Quand j’ai eu environ 22 ans, j’ai connu le yoga et ma vie a changé: le fait de transpirer, de se regarder dans le miroir pendant 90 minutes, d’avoir du temps pour penser et de s’analyser sous le reflet du miroir et des néons, alors que tu es en short et en top… Tu n’es pas mise en valeur, mais tu travailles tellement fort sur toi-même qu’on dirait que ça a fait en sorte que j’ai appris à m’accepter comme je suis. À force de regarder mes défauts que je devais accepter, mon corps et ma tête se sont transformés, tout comme ma perception de la beauté. J’ai voulu transmettre ce nouveau bien-être aux autres et c’est pour ça que je suis devenue professeure de yoga, car j’ai senti que ça m’avait tellement aidé que je me suis dit que j’allais pouvoir aider d’autres femmes à passer à travers le même processus. Beaucoup de personnes ne sont pas prêtes à accepter ou même à verbaliser le fait qu’elles souffrent d’un trouble alimentaire ou qu’elles ne s’acceptent pas… elles se croient bien souvent seules au monde aussi, mais c’est faux! On n’est jamais seules dans la vie!

Je crois que je suis seulement authentique, je montre #lavraievie. Je n’ai pas changé mon attitude pré-Occupation Double et post-Occupation Double. Alex a évolué en 2.0 c’est certain, mais je me montre souvent à mon état naturel, sans maquillage, en sueur, pas toujours à mon avantage. Je suis contente de pouvoir faire ça à 30 ans, car à 20 ans, je n’aurais pas pu.

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D’où vous est venue l’idée de ce projet sur la diversité corporelle?

Stef: Lorsqu’on parle de nous pour les mauvaises raisons, on réagit! Surtout lorsqu’il est question de nos valeurs et de ce que nous sommes réellement… En voyant un article sensationnaliste à notre sujet, qui nous dépeignait comme trois femmes superficielles et axées sur notre image (que nous ne sommes pas), on a décidé de mettre notre pied à terre! Chaque jour, nos followers peuvent nous voir sous notre vrai jour, à travers notre quotidien, que ce soit dans des stories pas maquillées et pas peignées, encore dans notre lit… on publie ce qui se passe sur le moment, arrangées ou non, et c’est le reflet de qui nous sommes réellement. C’est Chloé qui est arrivée avec l’idée d’un projet qui met de l’avant la diversité corporelle, en nous assumant nous-mêmes à travers un shooting de lingerie sans retouche par la suite. Ça a été tout un travail de se placer dans des positions où l’on peut se voir réellement, avec ses beautés et ses imperfections, sa cellulite, ses poignées d’amour, ses cicatrices… Mais, c’était essentiel de se montrer telles que l’on est à travers la lentille d’une caméra et on sentait qu’on avait une mission! On est fières de l’avoir fait!

Chloé: J’ai reçu des messages vraiment très méchants et personnels, disant par exemple que j’étais la pire mère et le pire modèle pour ma fille. Quand l’article est sorti, la première photo sur mon Instagram, c’était ma fille et moi en sous-vêtements, couchées sur mon lit pour montrer qu’après 10 mois de post-partum, j’avais encore un mou de bédaine, mes vergetures… je n’ai pas encore perdu tout le poids de ma grossesse, mais c’est ça, la vie. C’est correct!

| Non j’pas parfaite, mais chaque jour j’essaie d’être la meilleure mère qui soit pour ma fille, parce qu’elle est tout ce qui m’importe. L’acceptation de soi, après un accouchement, ce n’est pas toujours facile. On réapprend à aimer notre corps, à le découvrir sous ses nouvelles facettes et à vivre avec et à l’apprécier tel qu’il est. C’est fou comment certaines paroles, certains gestes peuvent venir détruire le travail d’une vie. Des paroles blessantes peuvent être assez fortes et puissantes pour venir détruire l’acceptation de soi d’un individu qui travaille fort sur lui-même depuis sa jeunesse pour s’aimer tel qu’il est, sans se comparer et vouloir rentrer dans un certain moule. J’imagine encore la jeune Chloé qui a eu des problèmes à s’accepter, qui a eu des problèmes avec son poids et l’alimentation. Aujourd’hui, je regarde ma fille et j’essaie d’être le meilleur modèle pour elle tous les jours pour ne pas qu’elle ait les mêmes pensées que sa maman. Je ne suis pas parfaite, mais j’ai appris à aimer mes qualités et à faire de mes défauts mes forces et c’est ce que j’aspire à démontrer à Abigaëlle. Son unicité fera d’elle la plus belle personne autant à l’intérieur qu’à l’extérieur et la plus merveilleuse des filles, des femmes! Alors soyons fiers de qui nous sommes, d’être unique, mais surtout soyons fiers de notre diversité!❤️🌈✨| 📸: @valiegb | #AbigaelleSimard #LaVraieVie #PostPartum #PostPartumBody #BodyPositive

Une publication partagée par Chloe Dumont 🇨🇦 (@chloedumont) le


Quand je l’ai prise, je n’étais pas tout à fait à l’aise. Quand je l’ai publiée, j’ai lancé le téléphone sur le divan et j’ai dit à mon chum que j’avais peur de voir les commentaires des gens. Mon chum a été voir et il m’a dit que ça valait la peine que j’aille voir et que j’allais être contente. Ça m’a fait du bien, j’ai pleuré, et j’ai trouvé ça triste que les gens me remercient de l’avoir publiée… car après tout, c’est la normalité. La normalité n’est pas une maman qui vient d’accoucher et que le lendemain elle retrouve son ventre plat et met ses vieux jeans. Il y en a des filles qui sont faites comme ça, des fit moms, mais ce n’est pas ça, la majorité des mamans. Il y a beaucoup de pression face à ça. Beaucoup de personnes pensent qu’en accouchant on retrouve notre corps d’avant tout de suite, mais non. Je me suis dit que c’était triste dans un sens de voir que la société nous met dans la tête d’entrer dans un moule et de se comparer aux autres. Au final, le plus beau des résultats se retrouve à côté de moi et c’est ma fille. Je ne le vois plus négativement, c’est un apprentissage pour moi-même que d’apprendre à aimer mon nouveau corps en tant que maman! Je me suis donnée comme mandat de partager encore plus de photos et moments de la sorte, car j’ai vu qu’il y avait un besoin à ce niveau-là et je ne suis pas la seule, il y a plein d’autres blogueuses qui le font comme Ely Lemieux, par exemple. J’espère qu’avec les photos et l’article qui sortiront, ça va véhiculer un beau message et que le mouvement va continuer de grandir, d’être partagé!

Alex: J’ai toujours été une personne positive et bubbly, mais la mentalité du yoga c’est aussi dans l’apprentissage, dans le sens où tu crées ton propre bonheur. Tu choisis de ressentir les émotions que tu veux avoir. Si j’ai envie d’avoir de la peine, je vis ma peine, si j’ai envie d’être colérique, je vivrai ma colère… Même s’il y a des situations dans la vie qui sont parfois malheureuses, tu as le choix d’être triste ou de l’accepter et de voir le positif.  L’acceptation va au-delà de soi-même, tu es maître de tes décisions et de tes sentiments. La mentalité du yoga, c’est d’accepter son port physique en faisant des postures, en maintenant l’équilibre, pour éventuellement contrôler tes pensées.

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Le résultat est incroyable, vous êtes superbes toutes les trois!

Chloé: On s’est mises au défi! On est dans une ère où l’on parle de plus en plus de diversité corporelle, que tous les corps sont beaux, et d’acceptation de soi. C’est important, même primordial! En tant que maman, le meilleur modèle que je peux essayer d’être pour ma fille, c’est de montrer qu’on est des femmes qui s’aiment et qui s’acceptent telles qu’elles le sont! Pour ce shooting en lingerie, on a vraiment repoussé nos limites, on s’est réellement mises à nue. Même si on ne s’aimait pas sur toutes les photos (il y a des photos où Alex n’aimait pas ses bras, Stef n’aimait pas ses cuisses et moi je n’aimais pas mon ventre), on a décidé de ne pas retoucher les photos… de ne pas se censurer! Sur Instagram, je prône les moments de mon quotidien qui constitue #lavraievie; eh bien, la vraie vie, c’est que j’ai eu un enfant, mon ventre est plissé, on voit ma cellulite, mon bras collé sur moi a l’air plus gros, toutes des choses qu’habituellement on ne remarque peut-être pas parce qu’elles disparaissent après un shooting photo. Ça été un gros travail sur nous-mêmes, mais je suis tellement fière du résultat et surtout du message que l’on réussit à passer à travers ça!

Alex: De nous trois, je crois que ça a été extrêmement difficile pour moi de faire ce photoshoot! Je ne me retouche jamais sur les photos, mais là, le fait d’être en sous-vêtements… c’était un peu pénible… J’ai trouvé ça gênant, je ne savais pas trop comment me placer… quelqu’un entre dans ton intimité, tu es vulnérable, peu habillée devant un appareil photo. J’étais surprise d’avoir autant de difficulté à gérer cette situation-là (rires)!

Alexandra Cosentino

De nos jours les gens cherchent le remède miracle pour trouver le bonheur, votre bonheur est fait de quoi?

Chloé: Depuis que je suis maman, mon bonheur est composé d’une petite fille qui s’appelle Abigaëlle. Un enfant, ça change une vie! Mon bonheur, c’est ma famille, passer du temps avec ma fille, la voir grandir, car la vie passe vite!

Alex: Je suis une grande amoureuse de l’amour et être heureuse pour moi, c’est d’être entourée des gens que j’aime et qui m’aiment. Des gens qui vont me faire sourire et que je pourrai faire sourire en retour, qui vont m’apporter autant que je peux leur apporter. Il faut être avec des personnes qui vont nous aider à grandir et à évoluer. Le bonheur, c’est aussi prendre soin de soi, se faire plaisir, de dépenser ou d’aller en voyage si tu veux le faire. Essayer d’atteindre tes buts sans te punir, s’amuser. Trouver l’équilibre!

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Stef: Quand j’étais jeune, je mettais beaucoup de vêtements amples et j’avais beaucoup de difficulté à m’accepter. Je me disais que je ne ferais jamais du 8 à 5, car je serais grosse. C’est une des raisons pourquoi je me suis lancée dans le sport, je voulais étudier en éducation physique et comprendre comment le corps fonctionne. J’étais une ado complexée et je me disais qu’en bougeant tout le temps je n’allais jamais devenir grosse. Je voulais aller chercher le corps parfait et c’était mon but dans la vie… c’est triste! Quand j’ai fait l’extrême, en compétition fitness il y a 3 ans, je me disais qu’après ça, j’allais être heureuse. J’ai mis le paquet, j’ai perdu 45 livres, j’avais des abdos. Sur mes photos de compétition, je ne me reconnais même pas. Le pire là-dedans, c’est que je n’étais pas plus heureuse… j’ai eu un déclic: j’avais des abdos, j’étais mince et dans ma tête je me trouvais encore grosse. On pense que c’est ça, être heureux, atteindre ça, mais non! Il y a deux ans, j’ai réussi à changer ma façon de penser, mon marketing, je veux promouvoir la diversité corporelle et changer le mindset des gens qui s’entraînent avec moi et autour de moi. J’ai enlevé les balances dans mes gyms. J’ai déjà encouragé ça, car je me suis fait avoir, tout comme plein de femmes. On s’entraîne car on s’aime, pour s’occuper de nous et pour le bien-être que ça nous apporte dans notre tête et dans notre corps. Le bonheur, ce n’est pas de crever de faim, c’est possible de tricher la fin de semaine! Et le lendemain, entraîne-toi. Ça n’a aucun bon sens d’avoir comme objectif de vie d’être mince. Ton objectif de vie devrait être quelque chose en lien avec ton amoureux/se, ta famille, ta carrière, etc.

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Crédits:

Maquillage: Sébastien Sauvage
Photos & retouches d’images: Sébastien Sauvage
Coiffure: Romain Le Moellic
Lingerie: Simone Pérèle 

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